« 2006-12 | Page d'accueil | 2007-04 »

lundi, 29 janvier 2007

Les difficultés du milieu carcéral : un contexte qui nous concerne

Comment et pourquoi s'inpliquer ?

La Région mobilise des moyens financiers importants en matière de formation dans le cadre de son budget. La formation et l’emploi représentent 23 millions d’euros du budget global en 2007. La région depuis la loi du 13 août 2004 a la compétence pleine et entière en matière de formation professionnelle en direction des jeunes et des adultes en situation de recherche d’emploi.

Le milieu carcéral ne dépend pas des compétences des Régions, néanmoins compte tenu des difficultés d’intégrations évidentes et récurrentes rencontrées par une grande majorité de détenus lors de leur sortie, nous devons essayer d’améliorer cette situation et tenter de mettre en œuvre les conditions favorisant la réussite de parcours d’intégration sociale et professionnelle.

Les expériences conduites (dans le cadre de conventions avec le SPIP et des dispositifs APP, préqualification ?) jusqu’à aujourd’hui sont insuffisantes et ne présentent pas de résultats significatifs en matière d’accès à la qualification et à l’emploi.

C’est pourquoi, bien que conscients de notre insuffisante connaissance du milieu carcéral et des caractéristiques des publics, nous souhaitons mener des expériences favorisant la mise en projet individuel (projet d’intégration) à l’interne et organiser les conditions réelles d’accueil et de continuité à la sortie et ce dans le cadre de nos compétences.

Il s’agit ici de créer les conditions d’élaboration et de construction d’un partenariat interne comme externe. Nos capacités collectives d’agir dépendront de la qualité d’un partenariat volontariste et des engagements mutuels et réciproques de l’ensemble des acteurs.

Suite à nos visites sur le terrain et surtout aux diverses rencontres et échanges avec les acteurs internes, nous considérons qu’il est aujourd’hui envisageable de conduire quelques actions expérimentales (actions décrites ci-dessous). Chaque lieu a ses propres caractéristiques et notre diagnostic, aussi humble soit-il, nous conduit à faire des propositions concrètes d’actions à la fois communes mais également spécifiques au regard : des publics accueillis, des durées d’incarcération, de la nature des activités proposées mais également des lieux et des espaces qui structurellement ne présentent pas les mêmes possibilités.

dimanche, 14 janvier 2007

La gaffe de Copé

Dominique Voynet : Journal de campagne, Présidentielles 2007

Jean-François Copé est irremplaçable. Sa dernière sortie, hier sur France Info, était une sorte de chef d'oeuvre ! Critiquant les propositions fiscales de François Hollande, il a eu ces mots pour défendre "les classes moyennes", qui gagnent selon lui, 4 000 Euros de salaire mensuel : "un professeur certifié en fin de carrière, ça gagne à peu près 4 100 euros par mois. Un informaticien après 10 ans d’expérience, un conducteur de TGV en fin de carrière, un VRP, ça gagne aussi entre 4 000 et 4 200 euros par mois". Le standard de Radio France a été submergé d'appels de protestation. La SNCF, le syndicat enseignant FSU ont corrigé les chiffres avancés par le Ministre du Budget, visiblement fâché avec la réalité. Puisqu'à 13H, sans mollir, il en rajoutait dans le journal de France 2.

On conseillera à Jean-François Copé la lecture du dernier numéro d'Alternatives Economiques, qui fait utilement le point sur "qui est riche, qui est pauvre". On y apprend notamment qu'à partir de 3 400 euros de salaire net, on est juste au niveau des... 3 % les plus favorisés de la population. Assez loin de la "moyenne", donc.

Et ce sont les mêmes qui prétendent nous parler de "la France qui souffre"... Un chef d'oeuvre, cette gaffe. Et décidément un aveu de la fracture qui sépare la droite de ceux

Le salaire "moyen", c'est 1900 euros. Au-dessus, et même si on a l'impression de ne pas vraiment pouvoir faire de folies, on est… privilégié ? D'une certaine façon oui… Le salaire "médian", lui, est de 1500 euros par mois. Ce qui veut dire que la moitié des salariés gagnent moins que ça. Et même beaucoup moins que ça pour certains, qui sont des millions ! De fait, nous les "riches", c'est nous tous. Agaçant, hein ?

Je vous invite à lire "Comment les riches détruisent la planète" de Hervé Kempf aux éditions Seuil. Ca donne une idée des bouleversements qui sont nécessaires pour sauvegarder sinon la planète (qui nous survivra) du moins les conditions d'une vie digne pour les êtres humains. Bonne journée à tous.

Dominique Voynet

dimanche, 07 janvier 2007

Meilleurs voeux 2007 à toutes et à tous

medium_voeux.2.JPG"Chaque génération, sans doute, se croit vouée à refaire le monde. La mienne sait pourtant qu'elle ne le refera pas. Mais sa tâche est peut-être plus grande. Elle consiste à empêcher que le monde ne se défasse." Albert Camus

Ne pas défaire le monde doit être notre volonté et notre unique priorité à tous au nom du respect des générations futures et afin de préserver notre unique planète. C'est aujourdh'hui et c'est nous qui devons décider de l’avenir.
Le chantier est immense, nous avons besoin de toutes et de tous pour peut-être réussir.

Bonne et heureuse Année 2007

C’est aujourd’hui qu’il nous faut penser 2025.

Construire son SLADT (Schéma Local d'Aménagement et de développement de Territoire)


Dans le cadre de sa responsabilité concernant l’élaboration de son Schéma Régional d’Aménagement et de Développement du Territoire (SRADT) le Conseil Régional à solliciter les collectivités locales afin qu'elles fassent remonter les projets quelles imaginent possibles dans les 20 ans à venir. C’est dans cette perspective qu’en mars 2006, nous avons décidé d’élaborer notre propre Schéma Local d’Aménagement et de Développement du Territoire. J’ai proposé au président de la CDC du Bocage d’Athis d’engager une démarche de consultation et de co-construction avec les acteurs de notre territoire. Nous avons également décidé d’élargir notre démarche à d’autres Communautés.

Devant l’importance des enjeux pour les territoires ruraux, les communautés de communes du Pays de Briouze, du Val d’Orne et du Bocage d’Athis ont jugé indispensable de donner la parole aux élus et aux acteurs locaux afin que chacun puisse contribuer à nourrir la réflexion du projet régional.
Ces trois collectivités locales ont mis en place une démarche conjointe de réflexion approfondie et participative, afin d’être force de propositions d’orientations et d’actions de développement dans le cadre de la démarche régionale.
Elles ont organisé des débats thématiques avec les acteurs locaux pour contribuer à la construction d’une stratégie sur les bases d’une vision collective et partagée. Trois réunions territoriales ont été organisées en mars 2006 sur les thématiques jugées prioritaires et caractéristiques de leur contexte : Putanges-Pont-Ecrepin le 6 mars, Briouze le 9 mars, Athis-de-l’Orne le 13 mars.
Elles ont été le lieu d’échanges riches et constructifs entre les élus des trois communautés de communes et les acteurs représentant les structures suivantes :

Aînés ruraux, ASSAD, Centre Permanent d’Initiation à l’Environnement des Collines Normandes, Agence de Développement IL, SAGE Orne moyenne, Associations Val d’Orne Environnement, Fédération Départementale des CUMA, Association Savoir Faire et Découverte, Association des 7 Vents du Cotentin, INNOVENT, Société Collective d’Intérêt Coopératif, ADMR, Collège du Houlme, MSA, CLSH, CEL, Caisse d’Allocations Familiales secteur du Pays du Bocage, OCB Omnisports Briouze, Compagnie Théâtrale de la Boderie, Familles Rurales de l’Orne, MFR Pointel, Ecole de musique de Briouze, Espace culturel du Houlme.

Le fruit de ce travail a été porté à la connaissance du Pays du Bocage et du Conseil Régional de Basse Normandie dans l’objectif de contribuer à un diagnostic global permettant de concevoir un projet de territoire régional équilibré, intégrant pleinement les spécificités de la ruralité. Le document final est à votre disposition si vous le souhaitez.

Quatre thèmes majeurs ont fait l’objet d’une réflexion et d’une formalisation d’actions :
1. Développer, maîtriser et économiser l’énergie.
2. Maintenir et développer la qualité de vie.
3. Développer une politique de l’habitat intégrant les contraintes du développement durable et favoriser l’accueil de nouveaux habitants et de nouveaux acteurs.
4. Développer l’économie et dynamiser l’emploi.

Toutes les notes